POP notes

12 mars 2017

Chanson de la semaine de Jules-King Gizzard

 

Une semaine que je l'ai dans la tronche ce titre !!!!

Y a pas de raison pour que vous l'ayez pas non plus !

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10 mars 2017

Chanson # semaine 2 (The Pigeon Detectives)

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02 mars 2017

Chanson # semaine 1

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21 décembre 2016

Top 2016 - Eric

1. Local natives - Fountains of Youth

3ème album pour ce groupe indé-pop-rock californien, de Los Angeles plus précisemment et cela a son importance ici!Les images fusent. Palmiers, motel, piscine, bitume brûlant et coucher de soleil ahurissant : la recette est claire et redoutablement efficace. Néanmoins, ce cliché superficiel semble cacher une sensibilisation sérieuse sur le déclin et l’illusion d’une jeunesse en perte de repères – ou encore pour les trentenaires qui restent bloqués dans l’entre-deux. Mais musicalement, comme pour conjurer le sort, Local Natives fait de nos obstacles de sublimes errances vivifiantes, réels mirages d’une absolution naïve et vaporeuse comme le présenterait peut-être Sofia Coppola dans ses œuvres cinématographiques, avec tout de même un peu moins de mélancolie.

2. Junius Mayvant - Color decay

De son vrai nom Unnar Gísli Sigurmundsson, Junius est classé chanteur folk et ce bel islandais, originaire des îles Vestmann, vient encore une fois nous montrer que la scène de ce pays mérite toute notre attention. Son histoire ressemble à une légende nordique. Il tombe sur une vieille guitare à l’âge de 20 ans dans la maison de ses parents et décide de ne plus la quitter. Quelques accords et il se découvre une passion apaisante qui calme ses ardeurs et apprivoise la bête sauvage qui vit en lui. La composition devient alors évidente et les mélodies jaillissent à en devenir insomniaque.
 Après avoir essayé plusieurs groupes sans vraiment trouver sa place, il décide de monter son propre projet.
On y trouve de belles influences : ça sonne pop-folk, mais parfois on y trouve un peu d’Otis Reading. L’ajout de cuivre nous permet d’accéder à une musique proche de celle de St Paul & The Broken Bones (encore un bien bel album de l'année). C’est instrumentalement très riche et Júníus nous apporte une voix chaleureuse tout droit de l’île de glace.
Entre soul, pop instrumental et folk, le mariage de ces 3 styles qui font mon bonheur est magnifiquement mis en son par cet inconnu du début d'année.

3. The Avalanches - Because i'm me

"Qui se souvient encore de ce groupe australien dont le chef-d’œuvre et unique album, Since I Left You, avait créé une onde de choc musicale lors de sa sortie à l’aube du XXIe siècle? Certainement peu de monde, mais les Avalanches sortent enfin de leur léthargie pour nous offrir ce nouvel opus au groove diabolique.
Seize ans, autant dire une éternité dans ce monde où tout va trop vite, que nous attendions ce melting-pot sonore, cette fusion du disco, du funk, du hip-hop et de la soul. A l’instar, en d’autres temps, des canadiens de Bran Van 3000 ou des belges de 2 Many DJ’s, le collectif de Melbourne manie encore une fois à merveille l’art du sample. Il le prouve avec ce Wildflower, objet inclassable, sorte d’orgie harmonique débordante de mille trouvailles. Les années passées n’ont pas détruit le laboratoire de recherche des ces alchimistes du son, quelques balises placées ça et là, comme Because I’m Me."

4. Kyle Forester - Won't go crazy

Kyle Forester était jusqu'ici un musicien de l'ombre, seulement connu de certains initiés pour son emploi de claviériste auprès de Crystal Stilts, mais aussi chez les vétérans méconnus de la pop US, The Ladybug Transistor. On découvre aujourd'hui que le garçon mène également sa barque en solitaire depuis quelques années. Après "Forester Sings Stein" en 2012, Forester publie au printemps un album "Lysistrata ". Un synthé mélancolique et une guitare en arpèges rayonnants embellissent la mélodie de "Won't Go Crazy Tonight", un titre d'ouverture imparable retenu comme premier single avant-coureur. De quoi mettre la carrière solo du New-Yorkais sur de très bons rails.

5. The Slow Show - Ordinary Lives

Mancuniens à idées noires et gestes lents, menés par une voix de crooner des ténèbres, The Slow Show est venu me cueillir cet automne, alors que The National explosait et que je retrouvais son chanteur, Matt Berninger, à la tête d'un autre groupe de trés bonne facture (El Vy). D’Elbow aux Chameleons, le rock épique local a souvent ainsi joué au bord de la grandiloquence, sans jamais – trop fier, trop digne – s’abandonner aux larmes de crocodile.Le groupe joue sobre, gris, avec des reliefs bas, spécialiste des ballades tendues, riches en arrangements pour piano, cuivres et cordes qui n’hésitent pas à fréquenter le pathos. Fans de The National : se précipiter, toutes affaires cessantes.

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05 décembre 2016

Top 5 Geoffroy

top-5-God

 

Triste année 2016. On a pris en pleine figure, à peine remis de notre gueule de bois de l'après solstice, le départ coup sur coup de David Bowie et de Lemmy Kilmister. Pendant l'été, ça été le tour de Marianne Ilhen, ce qui ne laissait présager rien de bon pour l'avenir de notre poète canadien favori, qui, à son tour, s'est éteint le mois dernier. Je tiens à le dire, pour ma part, le débat n'a jamais été Stones vs. Beatles, mais bien Dylan vs. Cohen. Vous vous en doutez, la réponse a toujours été, bien évidemment et sans hésiter, Leonard Cohen. Quitte à vous décevoir, non, je n'ai pas encore écouté "You Want It Darker". Je le garde pour plus tard. On en n'aura pas d'autres, autant le savourer. Le Top 5 étant une affaire de l'année en cours, je tenais quand même à glisser un petit mot sur Leonard. C'est important. “There are heroes in the seaweed, there are children in the morning, and they are leaning out for love, and they will lean that way forever, just as Suzanne holds the mirror."

 Avec toutes ces fins de carrière, j'aurais aimé que le top de l'année 2016 soit un top 5 de renouveau, de premiers albums. D'entrée flamboyante dans la lumière. Ce n'est pas le cas. Cette année, mon top aura plutôt un arrière-goût de reviens-y. Tant pis. On se consolera en se disant que la maturité, c'est bien aussi. Et puis, pour être parfaitement honnête, j'ai passé le plus clair de l'année à écouter du jazz et à me plonger sérieusement dans la discographie de Sonic Youth. Du coup, pour les trucs récents, c'est des suites logiques que je vous propose de détailler dans le désordre, without further ado.

 

Daughter "No Care"

Je crois que c'est le groupe qui nous met le plus d'accord avec mes petits camarades du top. Il me semble que le premier album avait fait carton plein il y a deux ans, et on est déjà deux sur trois à avoir choisi une piste de leur second album pour 2016 (j'ai pris connaissance du top de Julien à l'heure où j'écris ces lignes). Pour bibi, ce sera "No Care", titre nihiliste au possible, empreint d'une urgence, non pas vitale, mais mortifère, tellement représentative de ce qu'est devenue notre société, qu'on pourrait confondre avec le "live fast, die young" de James Dean, mais qui se révèle, après inspection, être un "die fast" tout court.

 

 

 

 

 Emma Ruth Rundle  "Real Big Sky"

Emma revient cette année avec son second album, "Marked for Death", dans la continuité du premier, mais plus dépouillé et plus personnel. Le titre single "Real Big Sky" est tout à fait représentatif de la qualité de l'ensemble.

 

  

 

 

 

Rachael Yamagata  "Nobody"

Rachael est un peu la spécialiste du un album sur deux. Après les sommets de son second disque "Elephants / Teeth sinking into Heart", garage à tube folk superbement inspiré et arrangé par des écrins de cordes façon musique de chambre, suivi d'un troisième disque tout à fait oubliable, elle nous livre cette année un superbe opus, "Tightrope Walker", au titre évocateur. La piste que j'ai choisie, "Nobody" est une sorte de brûlot Rock'n roll sensuel et féroce, une petite boule de douleur sourde, avec sa ligne de basse saturée et lancinante et les susurrements désespérés de la chanteuse. "I'll be on my knees."

 

 

 

 

Anna von Hausswolff  "Come Wander With Me / Deliverance"

Après deux disques "Art Rock" plutôt sympathiques mais très dispensables, l'organiste* Anna von Hausswolff signe cette année un album qui crée la surprise. Les titres sont assez inégaux, mais on a droit à quelques sommets, en particulier cette longue piste "Come Wander With Me / Deliverance", qui à la façon du "Saucerful of Secrets" (le titre, pas le disque, et je pense à la version Ummagumma, of course) de Pink Floyd, se permet une longue intro de sept/huit minutes avant d'entrer dans le vif du sujet, pour se terminer par un des plus beaux soli de guitare de l'année, tout en accidents, qui vient supporter les hurlements plaintifs de la soprane, façon élégie, et contrepied total à la section finale sous-titrée "Celestial Voices" du titre des Floyd cité ci-avant. Ici, si "voices" il y a, elle sont définitivement plus "demonic" que "celestial", encore que je ne crois pas que la cosmogonie chrétienne soit réellement adaptée aux intentions artistiques de ce titre que j'imagine profondément païen. A écouter en entier (merci de ne pas tricher) et très fort.

*Note : quand on dit "organiste", on parle ici du grand bouzin avec six ou sept claviers dont un pour les pieds, pas un Hammond B3 ou autre Farsifa, je tiens à préciser.

 

 


Agnes Obel  "Familiar"

J'ai écouté d'autres trucs sympa en 2016, mais rien qui se détache du peloton assez pour mériter, de plein droit, de figurer dans le top. Pêle-mêle, je pourrais vous citer Weyes Blood, Beth Orton, Fading Lines, Emily Jane White (liste non exhaustive), et, comme il fallait bien un cinquième titre, j’ai finalement décidé de pencher pour Agnes Obel. Le troisième album, "Citizen of Glass" est sorti cette année et c'est toujours aussi bien. La preuve en image (et en musique) juste en-dessous.

 

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