Top 2022 Geoffroy
Encore une fois sous trop l’eau pour rédiger les grandes tartines lyriques et hagiographiques
auxquelles je vous avais habitué en des temps moins charrette, voici néanmoins le top 2022 de
ma pomme.
5 — Chrysta Bell, Midnight Star
Ce choix pourra vous sembler étonnant, mais c’était difficile de faire l’impasse sur le nouveau
disque de Chrysta Bell, A.K.A. Special Agent Tammy Preston, vu que ça été ma sensation live de
l’année. J’ai eu la chance de voir son set en petit comité dans la cale l’iBoat en Juin et c’était un
moment de musique absolument merveilleux (j’en profite pour remercier La Jacotte pour la place).
Ça me paraissait donc logique de laisser une petite place en bas de mon top au single éponyme
tiré de l’album Midnight Star sorti en début d’année.
4 — Soccer Mommy, Unholy Affliction
Sophia Regina Allison évolue depuis quelques années dans la galaxie de la nouvelle vague des
chanteuses à guitare, catégorie comptant également les très chères à mon cœur Phoebe Bridges,
Lucy Dacus et autres Snail Mail. Son troisième disque, Sometimes, Forever est un peu son
Tonight, the Night. Au fond du seau, mal à l’aise avec son succès, le confinement lié à la
pandémie, et l’état du monde en général, le titre que j’ai choisi exsude des abîmes de noirceur et
un nihilisme absolument fascinants.
3 — Horsegirl, Anti-Glory
Plus qu’adoubées par Lee Ranaldo et Steve Shelley puisque les deux anciens membres de Sonic
Youth interviennent directement sur l’album, le premier disque de Horsegirl est un ode aux années
90 par un trio d’ados qui ne les ont très certainement pas vécues. Pour mon top, j’ai choisi
l’excellent Anti-Glory, pour ses relents de Stereolab et son calibrage plus dance floor que garage.
Une prouesse pop que n’aurait probablement pas renié feu-Kurt.
2 — The Smile, The Smoke
Après le final non pas en fanfare mais en arrangements de cordes façon Vannier de Radiohead en
2016, on s’était résignés à devoir se rassasier les oreilles avec un petit projet solo de l’un ou de
l’autre des membres du quintette. C’est donc avec surprise et une certaine anticipation que j’ai
attendu la publication de The Smile, avec non pas un, mais deux membres du défunt groupe de
Cambridge. Ci-dessous, l’excellent The Smoke, dont la ligne de basse lancinante et les rythmes
chaloupés sont passés plus d’une fois sur ma platine.
1 — Indigo Sparke, Pressure in my Chest
Indigo Sparke signe cette année son deuxième disque chez Sacred Bones, un opus folk intimiste,
minimaliste et sensuel, à l’image de ce titre, Pressure in my Chest, que j’ai gardé en tête façon
ver musical depuis l’annonce de l’album courant juin. Inutile que je m’étende : c'est un petit
condensé de tout ce que j’aime.
1 (Aussi) — Indigo Sparke, Blue
Pourquoi choisir quand on a quelques années d’avance sur mes compères Julien et Éric
concernant les entorses au règlement du “cinq titres par an et c’est tout” ? Je me permets donc
d’utiliser un de mes jokers pour vous proposer l’autre face d’Indigo Sparke, encore plus
minimaliste, encore plus intimiste, quelques notes de guitare et des harmonies de voix sur fond
d’un New-York nostalgique reminiscent des grandes heures du Chelsea Hotel et d’une Nico
encore blonde.
